ce blog permet de découvrir mon oeuvre artistique : peinture, poésie, land art, papiers collés. La rubrique : auteurs, propose un choix de poèmes d'auteurs ayant étés édités.
Les mots fouillent, se décomposent, exigent un monde où la chair ne les lâche pas. On frôle le ridicule, il faut rester sous tension. Même les corps n'y arrivent plus : les ex-rois sont nus, et ils font pitié. Vous libérez la bête. Vous perdez le teint...
bleus du fond des océans bleus noués de bleus plus bouger bien ficelés serrés bleus si lourds à porter même à deux soeurs comme deux coeurs bien décidés à mettre en sac les fils des profondeurs les fils coulés noués bleutés de noir si noir de si loin...
On pourrait organiser l'exode ? Et se demander comment s'interroger sur l'existence ? Après un événement tragique, la capacité des individus à s'abstraire se réduit un peu, et c'est normal. Passer des heures avec les agités pour incarner le vide autour...
y a pas de merci qui tienne j'ai vidé les restes et merci du peu n'arrête pas les nuits les gestes la vie dis merci merci qui ? merci mon chien ? merci et à demain des merci j'en ai plein mon grenier en veux-tu en voilà merci bien ! à ma merci tu n'en...
Mais quel déjeuner, Madame, quel déjeuner ! Des femmes vous le préparent, en rose, ici même, ici, en barquettes, en usine, sous vos yeux mêmes pas préparés à ça. Ici. Oui. Ici. Tandis que des pommes pourissent sous les arbres, seuls les oiseaux ne s'envolent...
Le soleil se dresse et la tête lui tourne il coule en fontaine sur le miroir incendié le temps au loin s'endort devant lui irradié l'air a la couleur d'un fauve dans un palais les mains se lavent dans les nuages impossibles les pierres se perdent au fond...
Foule d'extrême roulis Les corps noués d'ennui la vie balançait pour rien dans les chambres et dans les champs nous partions ravis à verse faire des tours de voiture pour oublier la lenteur frissonner au bord des falaises jouer à la mer agitée Quand tes...
Il est quelle heure je suis heureuse il y a un arbre La guerre le nucléaire heureuse il y a un arbre Ce mille milliardième oiseau éteint un arbre Une promesse de forêt d'oubli de je m'en vais Quelle heure du soir comme du matin Un arbre dressé franc qui...
Je n'ai pas de mère J'ai déposé la lune en rêve au bas d'un ciel aux yeux salés Je n'ai pas joué à la mariée au bonheur tu pleures Je n'ai pas bu toute l'eau de la mer J'ai renversé en terre étrangère les océans J'ai désensablé le temps renié les égarements...
quelle irrésistible porte aveugle rien d’apparent d’identique à l’identité rien de connu de personne ni rien à vivre sinon être devenu un autre – soi mais la mémoire souvent à proximité comme une hantise « l’intervalle entre moi-même et moi » (1) cet...
L'averse nous a dégouliné jusque dans les poches et les chaussures nos vêtements se sont liquéfiés les algues ont blanchi sur la grève devenues comme des flans à la vanille La mer percluse de vent est blanche et noire sous le phare Pas vu encore autre...
L'AVENTURE Prends garde c'est l'instant où se rompent les digues C'est l'instant échappé aux processions du temps Où l'on joue une aurore contre une naissance Bats la campagne Comme un éclair Répands tes mains Sur un visage sans raison Connais ce qui...
d'hier il n' y a rien pourtant c'est là entassé en couches pour demain ce soir jour déjà passé pas hier encore ce sera après la nuit qu'hier enfouira aujourd'hui journée déjà en fuite en passé dépassé d'échos de strates posées sur les autres ajournées...
Hameçon masculin de âme sœur féminin chercher pendant des heures rires parmi les pleurs éclats des voix murmures des pas roulettes de trottinette toux sèche odeur d’Amsterdamer grouillis de lézard sur toit de véranda patins à roulettes frôlement des mouettes...
...des nuages et la mer est noire Un cerne d'ombre peu à peu qui gagnerait Tu sais la plage au soleil on s'allonge fermant les yeux confiance faite à l'été et puis ce froid soudain frissons d'où vient-il on se redresse des nuages simplement gagnant de...
Une véritable alchimie : les lettres réinventent un récit tel un monde, un univers d’innocence neuve.Un décor s’effondre, rappelant le vertige existentiel face aux oiseaux tombés de tous les arbres. Mais, au moment de perdre le chaudron d’émotions, les...
des hommes en bleu des cormorans des corps vivants encore avec ce temps du vent qui vie qui mort debout dehors qui crachent encore avant que de donner poignées de mains nouées de sel crevées à nous gratter la peau et border les petits qui rient en s'échappant...
La vie en désir pourquoi. Sa nouvelle allure épurée, sa qualité de vie à bord, l’issue disparue, pourquoi faire ? Off ou On. Partout plus. La vie, l’enfer, par mois. Brûler plus tôt son expérience, son savoir-faire. Off / On. L’air disparu. L’espace de...
Les draps mouillés ne se suspendent pas ils étalent leur liberté en sortie échevelée dans le vent des étés envolés retenus par les pierres à la terre lévitation sur herbe rase cailloux blancs et coquillages plumes d'oiseaux et enfants sages nous pensions...
Je marchais de Planche en Planche Avec lenteur et prudence Je sentais les Etoiles autour de ma Tête Autour de mes Pieds la Mer J'ignorais que le prochain pas Serait le dernier - Ce qui me donnait cette Démarche précaire Que certains appellent Espérance...
Laisser traverser les oiseaux Les graines de pissenlits attendent l’envol des nuages pour s’élancer des champs après que leur neige ait recouvert les nids des oiseaux de versets blancs elles ne savent pas qu’elles attendent le vent elles versent devant...
qu'est-ce que je vois de vrai ? si ce n'est donné à voir que des rochers et des creux des traits réajustés la vérité vraie de pas voir ce que je vois de pas de bouche mal dessinée fermée de pas de sourire figé de pas sentir le nez de pas des yeux sans...
Chute en aperçu là est la porte par où tu vas m'abandonner avant que de tes yeux mon être disparaisse et que nos silhouettes encore se ratent dans le miroir et que par pur hasard tu me retrouves sur la chaussée défoncé je l'avoue complètement ravagé mais...
(extrait du texte lu le samedi 16 avril à 18h, et le dimanche 17 avril à 16h (durée 1/2h) dans le cadre de la manifestation : L'art prend l'air) il (ou elle) entre parenthèses, fut entré (ou ée) vous fûtes entrés( ou ées) c'est la rentrée : tu commences...
Au commencement était un silence patient et attentionné, sentinelle des mots à venir. A mi-chemin était un silence chaotique d'où émanaient des fumerolles de poésies des vapeurs de mots en pleine distillation. A la fin était un silence rempli de sentiments...